Enquête Mercer sur le coût de la vie : les villes asiatiques sont les plus chères pour les expats

Les multinationales privilégient de plus en plus les « talents mobiles »

L’enquête de Mercer, l’expert international en RH, indique que Hong Kong a dérobé à Luanda la première place du classement mondial des villes les plus chères pour les expatriés. Tokyo et Zürich, respectivement deuxième et troisième du ranking, complètent le podium. Avec Singapour en quatrième place, l’Asie compte quatre des cinq villes les plus chères au monde pour les expats. Bruxelles arrive quant à elle à la 67ème position de la liste.

Le top 10 du classement des villes les plus chères pour les expatriés élaboré par Mercer est complété par Séoul (5), Luanda (6), Shanghai (7), N'Djamena (8), Pékin (9) et Berne (10). En queue de peloton, les villes les moins chères pour les expatriés sont Tachkent (209), Tunis (208) et Bichkek (207).

L’essor du numérique, le vieillissement démographique, le manque de compétences et l’instabilité politique et économique ambiante ont modifié le paysage entrepreneurial mondial et redéfini les postes qui seront essentiels sur le marché du travail de demain. Les multinationales embrassent ce changement en concentrant leurs efforts sur la recherche de « talents mobiles » et en calculant consciencieusement les coûts des packages de leurs expatriés. Cette 24ème édition de l’étude annuelle de Mercer sur le Coût de la Vie (Cost of Living Survey) a mesuré l’impact de divers facteurs tels que l’instabilité du marché du logement, la faiblesse de l’inflation et la fluctuation des prix des biens et services sur les frais de l’expatriation professionnelle aux quatre coins de la planète.

« Avec le progrès technologique et l’importance d’un effectif du personnel de portée mondiale, l’investissement dans le développement de talent continue de figurer parmi les piliers de la stratégie d’entreprise des multinationales », fait observer Ilya Bonic, président de la ligne de métiers Gestion des talents chez Mercer. « Alors qu’un effectif du personnel mobile mondial permet aux organisations de travailler plus efficacement, de détecter les meilleurs talents, de bien gérer les coûts de leurs projects internationaux, la volatilité des marchés et le ralentissement de l’économie dans de nombreuses régions du globe exigent de ces mêmes entreprises qu’elles évaluent attentivement les packages salariaux de leurs expatriés. »

« La mise en place de stratégies de personnel et de politique de mobilité basées sur le déploiement du bon travailleur au bon endroit est plus importante que jamais pour les multinationales, qui privilégient désormais les nouveaux modèles entrepreneuriaux internationaux », ajoute Bonic. « Or, bien rémunérer les collaborateurs qui effectuent une mission à l’étranger est tout aussi important que coûteux. » 

L’enquête de Mercer est l’une des plus vastes à l’échelle mondiale et a été développée pour aider les entreprises multinationales et les autorités à établir leur stratégie de rémunération pour leurs travailleurs expatriés. New York est employée comme ville de comparaison de référence et les mouvements de devises sont exprimés par rapport au dollar américain. L’enquête comprend plus de 375 villes du monde entier. Le classement de cette année compare le prix de plus de 200 éléments – logement, transport, nourriture, vêtements, articles ménagers, loisir, etc. – dans chacune des 209 villes des cinq continents analysées.

Europe
Deux villes européennes figurent dans le top 10 des destinations les plus chères pour les expats. Troisième du classement mondial, Zürich demeure la ville européenne la plus coûteuse devant Berne (10). Genève (11) est descendue de quatre places par rapport à l’année dernière en raison, principalement, de la tendance baissière de son marché immobilier. Poussées par la force de leur devise nationale face au dollar américain, les villes d’Europe de l’Ouest ont de manière générale progressé dans le classement. La palme des plus belles ascensions depuis la dernière étude revient notamment aux villes allemandes avec Francfort (68) et Berlin (71), qui gagnent toutes les deux cinquante-neuf « modestes » positions, et Munich (57) qui en gagne quarante-et-une. Au Royaume-Uni, Birmingham (128) grapille dix-neuf places par rapport à l’année dernière, tandis que Belfast (152) et Aberdeen (134) gagnent respectivement dix-huit et douze places. Londres fait, elle, un bon de dix places et trône à la 19ème  place du ranking.

Parmi les autres villes ayant progressé dans le classement, on notera entre autres Paris (34, +28), Rome (46, +34), Madrid (64, +47) et Vienne (39, +39). Certaines villes d’Europe centrale et de l’Est dont Moscou (17), Saint-Pétersbourg (49) et Kiev (173), victimes de la dépréciation de leur devise par rapport au dollar américain, ont toutefois régressé  – de respectivement quatre, quatorze et dix places – dans le classement.

Bruxelles
À l’instar des autres villes européennes, Bruxelles a également progressé dans le classement des villes les plus onéreuses pour expatriés. Notre capital se situe à présent juste devant Francfort, à la 67ème position, soit une augmentation de 37 places par rapport à l’année dernière. « Cela ne veut pas dire que la vie à Bruxelles est devenue plus chère du jour au lendemain », précise Cindy Van Loo, Mobility consultant chez Mercer Belgium. « Bien que le prix des biens et services de notre panier de la ménagère ait légèrement augmenté (2 %), cette ascension est principalement due à la forte volatilité du taux de change de l’euro par rapport au dollar. »

Amérique
Les villes des États-Unis sont descendues dans la liste en raison de la reprise continue de l’économie européenne, laquelle a conduit à une dépréciation du dollar américain par rapport aux autres grandes devises mondiales. New York, la première ville du ranking aux États-Unis, perd quatre places et se situe désormais sur la 13ème marche. San Francisco (28) et Los Angeles (35) chutent respectivement de sept et douze places, tandis que Chicago (51) dégringole de vingt places dans le classement. Concernant les autres grandes villes américaines, Washington DC (56) perd dix-sept places contre dix-neufs places pour Miami (60) et Boston (70). Portland (130) et Winston Salem (Caroline du Nord) (161) demeurent les villes américaines les moins coûteuses.

En Amérique du Sud, malgré un régression de 32 places par rapport à 2017, São Paolo (58) reste la ville la plus chère du sous-continent, suivie par Santiago à la 69ème place. La plupart des autres grandes villes sud-américaines chutent dans le ranking en dépit de l’augmentation du prix des biens et services dans certains pays tels que le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay. Rio de Janeiro (99) effectue un recul impressionnant de quarante-trois positions. Lima (132) et Bogota (168) perdent respectivement vingt-huit et quinze places. Tegucigalpa (201) est la ville la moins chère d’Amérique du Sud. Caracas n’a quant à elle pas été incluse dans le classement en raison de la complexité de la situation des devises dans le pays (Venezuela). En effet, la position de cette ville aurait varier du tout au tout en fonction du taux de change de référence choisi 

Bien que la majorité des villes canadiennes fassent marche arrière, la première ville du classement, Toronto (109), a emprunté la direction contraire et gagné dix places grâce à l’augmentation des prix du logement. Vancouver (109) perd deux petites positions, tandis que Montréal (147) et Calgary (154) en perdent respectivement dix-huit et onze.

Moyen-Orient
Tel-Aviv (16) conserve le titre de « ville la plus chère du Moyent-Orient pour les expatriés ». Elle est suivie par Dubaï (26), Abou Dabi (40) et Riyad (45). Le Caire (188) reste la ville la moins onéreuse de la région. « Dans l’ensemble, la majorité des villes moyen-orientales ont régressé dans le classement en raison de la diminution des prix de location dans cette partie du monde », explique Yvonne Traber, Global Mobility Product Solutions Leader chez Mercer.

Afrique
Bien qu’elle se soit fait détrôner à l’échelle mondiale, Luanda (6) reste la ville la plus coûteuse du continent africain. N'Djamena (8) grapille sept places dans le classement alors que Libreville (18) effectue une belle percée avec quatorze places de gagnées. Cette dernière est talonnée de près par Brazzaville (Congo) (19), qui gravit onze échellons. Malgré une ascension de dix places, Tachkent (209), la capitale ouzbèque, demeure la ville la moins chère de la région et du monde.

Asie-Pacifique
Cette année, en conséquence directe de la chute de Luanda dans le ranking mondial, c’est Hong Kong (1) qui a été évaluée comme la ville la plus chère d’Asie et du monde pour les expatriés. Hong Kong est suivie par Tokyo (2), Singapour (4), Séoul (5), Shanghai (7) et Pékin (9).

« Le renforcement des réglementations monétaires en Chine, la croissance économique et la volonté marquée de promouvoir le yuan chinois au rang de devise internationale ont contribué à la montée des villes chinoises dans le classement », souligne Traber. « Néanmoins, le succès d’autres villes internationales ont provoqué la chute des villes japonaises, et particulièrement d’Osaka et de Nagoya, dans ce classement 2018. »

Mumbai (55) est la ville la plus chère d’Inde, devant New Delhi (103) et Chennai (144). Kolkata (182) et Bengaluru (170) sont les villes indiennes les moins coûteuses dans le classement. En Asie toujours, Bangkok (52) gagne quinze places par rapport à l’année dernière. Kuala Lumpur (145) grimpe également de vingt places dans le ranking, tandis que Hanoï (137) dévisse de 37 places. Bichkek (207) en Tachkent (209) se maintiennent comme villes les moins chères de la région pour les expatriés. 

Cette année, les villes australiennes ont chuté dans le classement. Brisbane (84) et Perth (61) perdent respectivement de treize et onze places, alors que Sydney (29), la ville australienne la plus chère pour les expats, décroche de cinq petites places dans le classement. Melbourne perd douze positions, à la 58ème place. « Les villes d’autres pays ont progressé dans le classement, ce qui a provoqué le recul des villes australiennes », observe Traber. « Les villes du milieu de classement sont généralement plus susceptibles de voir leur position fortement influencée par les mouvements des autres villes. »

Mercer établit des rapports individuels sur les coûts de la vie et du logement pour chacune des villes analysée. Rendez-vous sur la page www.mercer.com/col pour davantage d’informations au sujet de ce classement. Si vous souhaitez obtenir un rapport pour une ville précise, veuillez consulter la page https://mobilityexchange.mercer.com/cost-of-living-rankings ou prendre contact avec le service clientèle de Mercer (Varsovie) au +48 22 434 5383.

Note aux éditeurs

Le classement est communiqué aux journalistes à des fins de consultation et ne doit en aucun cas être publié dans son intégrlité. Il est cependant permis de reproduire sous forme de tableau les dix premières places, ainsi que les dix dernières du ranking.

Les chiffres de l’enquête Mercer sur la comparaison du coût de la vie et du logement sont tirés d’une enquête réalisée en mars 2018. Les mesures de référence sont effectuées à partir des taux de change en vigueur à cette date et du panier international de biens et services constitué par Mercer pour son enquête « Coût de la Vie » .

Les gouvernements et grandes entreprises recourent aux données de cette enquête pour protéger le pouvoir d’achat de leurs employés en partance pour l’étranger. Les frais de location d’un logement permettent d’évaluer les indemnités d’hébergement versées aux expatriés. Le choix des villes incluses dans l’enquête dépend de l’ampleur des demandes de données formulées à leur sujet.

À propos de Mercer

Mercer délivre des solutions de conseil et des solutions technologiques aux organisations afin de les aider à répondre au changement des besoins de leurs travailleurs en matière de normes sanitaires, de bien-être et de carrière. Mercer compte actuellement plus de 22 000 collaborateurs répartis dans 44 pays et déploie ses activités sur plus de 130 territoires nationaux. Mercer est une filiale entièrement détenue par Marsh & McLennan Companies (NYSE ; MMC), leader mondial des services professionnels dans les domaines du conseil, des solutions en risques, des stratégies d’entreprise et des ressources humaines. Forte d’un effectif de plus de 65 000 collaborateurs et d’un chiffre d’affaires annuel dépassant les 14 milliards de dollars réalisé par des entreprises de premier plan telles que Marsh, Guy Carpenter et Oliver Wyman, Marsh & McLennan aide ses clients à apprivoiser un monde de plus en plus complexe et dynamique. Pour plus d’informations, veuillez consulter la page www.mercer.com. Suivez Mercer sur Twitter @Mercer.

Mercer fournit également des services-conseils et des données de marché en matière de gestion de rémunération internationale pour expatriés. Elle collabore par ailleurs étroitement avec des multinationales et autorités gouvernementales du monde entier. Mercer possède l’une des bases de données les plus étendues en matière de politique de nomination internationale, rémunération et informations relatives au coût de la vie, du logement et charges spécifiques dans le monde. Nos conférences annuelles sur la mobilité mondiale et autres événements constituent une occasion pour les entreprises de se maintenir au courant des dernières tendances et études réalisées sur les problèmes de mobilité. Rendez-vous sur la page https://mobilityexchange.mercer.com pour obtenir de plus amples informations à ce sujet. Suivez les dernières actualité de mobilité de Mercer sur Twitter @Mercer.